Découvrez le thème et l'affiche de cette nouvelle et cinquième édition du Festival Pop & Psy 🍿🎬
Neuf lettres perchées sur une colline = un mythe. Lorsqu’on pense pop culture, comment ne pas évoquer le royaume du cinéma, l’Olympe de la célébrité contemporaine, avec son Walk of Fame, ses fantômes de Sunset Boulevard, son Mulholland Drive cher à David Lynch et ses stars allongées au bord de leur somptueuse piscine ? Destination Hollywood pour la 5ème édition du Festival Pop & Psy !
2026 célèbre le centenaire de la naissance de celle qu’on pourrait considérer comme la matrice des icônes Pop & Psy : Marylin Monroe. La santé mentale de l’une des premières stars de l’Age d’or hollywoodien a été, et reste un objet de fascination pour le public. Dans son ouvrage de référence, Les Stars (Points, 1972), le sociologue Edgar Morin évoque Marylin comme la première icône de l’ère moderne. Une star que sa vulnérabilité a rendue humaine, et dont la mort prématurée, à l’âge de 36 ans, aura laissé le monde entier sous le choc. Sa disparition a été suivie d’une hausse du taux de suicide chez les femmes de 12,5% aux États-Unis1 et 40% dans le comté de Los Angeles2 . Son image reste aujourd’hui associée à un mélange de glamour et de santé mentale fragile.
Mais, bien avant Marylin, Peg Entwistle, actrice américaine ayant une addiction à l’alcool et un trouble dépressif sévère s’était déjà donné la mort en 1932 en se précipitant du haut de la monumentale lettre H du Hollywood Sign. Vivien Leigh, actrice britannique doublement oscarisée pour son rôle de Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent (1939) et de Blanche Dubois dans Un tramway nommé désir (1951) souffrait d’un trouble bipolaire, qui imposa son rythme à sa carrière de comédienne. A l’époque, sur les plateaux de cinéma comme ailleurs, on n’en parlait pas, car régnait une puissante omerta sur les troubles psychiques.
Quelques décennies plus tard, pourtant, des actrices abordent le sujet publiquement. Icône et activiste, Elizabeth Taylor évoque sa dépendance à l’alcool en 1987, puis ce sera Catherine Zeta-Jones qui révèlera son trouble bipolaire en 2011. Dans le sillage de ces pionnières, les déclarations s’enchaînent aujourd’hui sur le red carpet : Bradley Cooper, Michel Gondry, Lady Gaga, Tom Holland, Zendaya, Drew Barrymore ou encore Denzel Washington ont tous.tes déclaré vivre avec un trouble psychique.
La santé mentale a aussi envahi les écrans. Happiness Therapy, Ben is Back, Sans Jamais Nous Connaître, Moonlight ou encore Star is Born ont été des succès critiques et populaires. Et l’avènement des plateformes s’est traduit par une explosion du sujet dans les séries d’Euphoria à En Thérapie en passant par Homeland et tout récemment l’excellent Empathie. Utiliser les fictions de la pop culture pour faire changer les regards sur les troubles psychique, c’est depuis le début notre ambition.
1Phillips, D. The influence of suggestion on suicide: substantive and theoretical implications of the Werther effect. American sociological review.39: 340–54 (1974)
2Motto Ja. Suicide and suggestibility. The role of the press. am j psychiatry;124: 252–6 (1967)
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